À quoi sert la garantie loyers impayés ?
Vous vous demandez à quoi sert la garantie loyers impayés avant de mettre votre bien en location ? En quelques mots, cette assurance loyer impayé protège le propriétaire bailleur contre le risque numéro un de l’investissement locatif : un locataire qui cesse de payer. Ainsi, elle sécurise vos revenus et prend en charge les démarches en cas de litige. Vous louez donc plus sereinement. Pour une location de courte durée, une couverture dédiée existe avec la protection Home Assur pour la location saisonnière.
À quoi sert la garantie loyers impayés (GLI) ?
La garantie loyers impayés, ou GLI, est une assurance souscrite par le propriétaire. Elle le prémunit du défaut de paiement de son locataire. Concrètement, si le locataire ne paie plus, l’assureur indemnise le bailleur à sa place. Il se charge ensuite du recouvrement. Par conséquent, vous continuez à percevoir vos loyers même en cas d’impayé.
Mais son rôle ne s’arrête pas là. En effet, la GLI facilite aussi l’accès au logement. Grâce à elle, vous pouvez accepter des profils que vous auriez peut-être écartés : intérimaires, jeunes actifs ou salariés en CDD. C’est donc un outil gagnant-gagnant, à la fois pour le bailleur et pour le locataire. On parle aussi parfois d’assurance garantie locative pour désigner ce même type de contrat.
Que couvre concrètement la GLI ?
Un contrat de GLI repose généralement sur trois garanties complémentaires :
- Les loyers impayés : l’assureur vous verse les loyers et charges non réglés, dans la limite d’un plafond (généralement entre 70 000 € et 90 000 € selon les contrats) et d’une durée fixés au contrat (souvent 24 à 36 mois d’indemnisation).
- Les détériorations immobilières : les dégradations causées par le locataire, au-delà du dépôt de garantie, sont indemnisées, généralement dans la limite de 7 000 € à 10 000 € selon les assureurs.
- Les frais de procédure : honoraires d’huissier, frais d’avocat et de contentieux sont pris en charge pour récupérer votre bien, généralement dans la limite d’un plafond dédié.
Ces plafonds et ces durées varient sensiblement d’un assureur à l’autre : c’est précisément l’un des critères à comparer avant de souscrire, plus encore que le seul taux de cotisation affiché.

Par ailleurs, de nombreux contrats proposent des options. Vous pouvez par exemple ajouter la garantie vacance locative ou une protection juridique dédiée. Pour vous protéger efficacement des loyers impayés, comparez donc ces plafonds et ces durées d’indemnisation avant de signer.
Quelles conditions pour souscrire une garantie loyers impayés ?
La GLI n’est pas accordée automatiquement. En effet, l’assureur vérifie la solvabilité du locataire avant d’accepter le risque.
Les conditions côté locataire
En règle générale, le locataire doit être en CDI confirmé, hors période d’essai. Il doit aussi justifier de revenus nets équivalents à environ trois fois le montant du loyer charges comprises. C’est ce que l’on appelle le taux d’effort : il doit rester inférieur à 33 %. Les assureurs réclament notamment les trois derniers bulletins de salaire. Attention : un dossier incomplet peut entraîner un refus d’indemnisation. Pour savoir si votre futur locataire est éligible à la GLI, un courtier vérifie ces pièces avec vous.
Bon à savoir : certains assureurs acceptent désormais, sous conditions, des profils hors CDI (CDD, intérim, indépendants) moyennant des justificatifs complémentaires ou une garantie renforcée. C’est un point à négocier avec votre courtier si votre locataire ne correspond pas au profil standard.
Les conditions côté bailleur
De votre côté, la souscription doit en principe intervenir avant la signature du bail. À défaut, elle reste possible dans les quinze jours suivant l’entrée dans les lieux. Au-delà, une période de carence peut s’appliquer. Bon à savoir : la loi interdit de cumuler une GLI avec la caution d’un proche, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. Cette règle figure à l’article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989.
Combien coûte la garantie loyers impayés en 2026 ?
Le prix d’une GLI se calcule en pourcentage du loyer charges comprises. En 2026, comptez en général entre 2 % et 4 % du loyer annuel pour un contrat individuel. Par exemple, pour un loyer de 900 € par mois, la prime représente environ 270 à 430 € par an. Pour un loyer de 1 200 € par mois, comptez plutôt entre 360 et 580 € par an selon l’assureur et le niveau de garanties choisi.
Bonne nouvelle sur le plan fiscal : si vous déclarez vos revenus fonciers au régime réel, cette prime est intégralement déductible. Ainsi, le coût net de votre contrat s’en trouve sensiblement réduit.
Comment se passe une indemnisation GLI en pratique ?
Dès le premier impayé, il est important de réagir vite : la plupart des contrats imposent un délai de déclaration du sinistre (souvent 15 à 30 jours après le premier incident de paiement). Voici les grandes étapes à connaître :
- Déclaration du sinistre : vous signalez l’impayé à votre assureur dès que le délai contractuel de déclaration est atteint, avec les justificatifs demandés (bail, quittances, relances envoyées au locataire).
- Phase amiable : l’assureur ou son mandataire relance le locataire pour tenter un règlement amiable ou un plan d’apurement de la dette.
- Indemnisation du bailleur : si l’impayé persiste, l’assureur commence à vous verser les loyers dus, dans la limite des plafonds et de la durée prévus au contrat.
- Procédure de recouvrement : en parallèle, l’assureur engage, à ses frais, les démarches de recouvrement, voire une procédure d’expulsion si nécessaire.
Cette prise en charge des démarches est souvent l’argument le plus apprécié des bailleurs : au-delà de l’indemnisation financière, la GLI évite de gérer seul une procédure de recouvrement ou d’expulsion, longue et éprouvante.
Comment bien comparer plusieurs devis de GLI ?
Le taux affiché (2 à 4 % du loyer) ne suffit pas à choisir le bon contrat. Pour comparer efficacement plusieurs devis, vérifiez notamment :
- le plafond d’indemnisation des loyers impayés et sa durée maximale ;
- le délai de déclaration du sinistre à compter du premier impayé ;
- les franchises éventuelles (mois de carence non indemnisés) ;
- le plafond des détériorations immobilières couvertes au-delà du dépôt de garantie ;
- la prise en charge ou non des frais de procédure et d’expulsion ;
- la possibilité d’ajouter une garantie vacance locative, utile si vous craignez une période sans locataire entre deux baux.
C’est précisément le rôle d’un courtier : comparer ces critères pour vous, au-delà du seul taux de cotisation, et vous orienter vers le contrat le mieux adapté à votre bien et à votre profil de locataire.
GLI, caution ou Visale : que choisir ?
La GLI n’est pas la seule solution pour sécuriser vos loyers. La caution d’un proche reste gratuite, mais elle repose sur la solvabilité d’un tiers et peut être délicate à actionner en cas d’impayé. La garantie Visale, proposée gratuitement par Action Logement, couvre elle aussi les impayés, mais s’applique sous conditions d’éligibilité et dans la limite d’un plafond de loyer. Enfin, des solutions comme Cautioneo, qui facilite l’accès au logement sans garant physique, complètent le paysage en se portant caution pour le locataire.
| Solution | Qui souscrit et paie ? | Coût | Limites |
| GLI (assurance) | Le bailleur | 2 à 4 % du loyer annuel | Locataire éligible requis (CDI, taux d’effort < 33 %) |
| Caution d’un proche | Le locataire (via un tiers garant) | Gratuit | Dépend de la solvabilité du garant, procédure parfois délicate |
| Visale (Action Logement) | Le locataire (dispositif public) | Gratuit | Conditions d’éligibilité, plafond de loyer |
| Cautioneo (garant locataire en ligne) | Le locataire | Environ 3,5 % du loyer par mois | Alternative à un garant physique, sans se substituer à la GLI |
Chaque dispositif a ses avantages et ses limites. C’est pourquoi nous avons détaillé comment choisir entre un garant ou une assurance loyers impayés selon votre situation.
GLI et assurance PNO : quelle complémentarité ?
La garantie loyers impayés protège vos revenus locatifs : elle n’a pas vocation à couvrir le bâtiment lui-même. C’est le rôle de l’assurance propriétaire non occupant (PNO), qui couvre les dommages au logement (dégât des eaux, incendie, responsabilité civile du propriétaire) lorsque le locataire n’a pas ou plus d’assurance habitation valide. Ces deux garanties sont complémentaires : l’assurance PNO protège votre bien, la GLI protège vos revenus. La plupart des bailleurs avisés souscrivent les deux pour une protection complète de leur investissement locatif.
Questions fréquentes sur la garantie loyers impayés
La GLI est-elle obligatoire ?
Non, cette assurance reste facultative. Cependant, elle est vivement conseillée dès que vous souhaitez sécuriser un investissement locatif financé à crédit.
Le locataire paie-t-il la GLI ?
Non. C’est le propriétaire bailleur qui souscrit et règle la prime. En contrepartie, il bénéficie d’une protection complète contre les impayés.
Quel délai avant la première indemnisation ?
Le délai varie selon les contrats. En pratique, l’indemnisation intervient souvent après un à trois mois d’impayés, une fois le sinistre déclaré et le dossier complet transmis.
Existe-t-il une GLI pour les collectivités ou les bailleurs institutionnels ?
Oui, certains assureurs proposent des contrats de garantie loyers impayés pour collectivités ou bailleurs sociaux/institutionnels, avec des conditions et des plafonds adaptés à la gestion d’un parc de logements plutôt qu’à un bien unique. Ces contrats collectifs répondent à une logique différente de la GLI individuelle destinée au propriétaire particulier : rapprochez-vous d’un courtier pour évaluer la solution la plus adaptée à votre parc immobilier.
Peut-on souscrire une GLI si le locataire est en CDD ou intérim ?
C’est possible chez certains assureurs, sous réserve de justificatifs complémentaires (ancienneté dans l’emploi, garanties additionnelles) ou d’un taux d’effort plus strict. Les conditions varient fortement d’un contrat à l’autre : c’est l’un des principaux intérêts de passer par un courtier plutôt que par un contrat standard, pour trouver l’assureur le plus souple sur ce point.
Le locataire part sans préavis ou disparaît : que se passe-t-il ?
La GLI continue de vous indemniser tant que le bail n’est pas résilié dans les règles, même si le locataire a quitté les lieux sans préavis ou reste injoignable. C’est l’assureur qui engage les démarches nécessaires (mise en demeure, procédure de résiliation du bail, le cas échéant expulsion) pour régulariser la situation.
La GLI couvre-t-elle la location meublée ou saisonnière ?
La GLI classique s’adresse aux locations nues ou meublées de longue durée (bail d’habitation). Pour une location saisonnière ou de courte durée, la logique de risque est différente (rotation rapide des locataires, absence de bail classique) : c’est pourquoi nous recommandons plutôt, dans ce cas, la protection Home Assur dédiée à la location saisonnière.
Sécurisez vos revenus locatifs avec Le Bon Courtier
Vous savez désormais à quoi sert la garantie loyers impayés. Vous comprenez aussi comment elle protège durablement votre investissement. Pour obtenir une couverture adaptée à votre bien et à votre locataire, demandez un dossier personnalisé. Nous comparons pour vous les meilleurs contrats du marché. À noter : la garantie loyers impayés ne couvre pas les dommages que votre locataire pourrait causer à un tiers, c’est le rôle de la responsabilité civile du locataire, incluse dans son assurance habitation.

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À lire aussi : Garant locataire ou assurance loyers impayés : que choisir ?
Article rédigé par l’équipe Le Bon Courtier, courtier en assurances (ORIAS). Dernière mise à jour : août 2026. Référence légale : article 22-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (Légifrance).

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