Qu’est-ce qu’un PERP ? Ce qu’il faut savoir en 2026
Le PERP, ou plan d’épargne retraite populaire, a longtemps été le placement de référence pour préparer sa retraite. Pourtant, sa commercialisation a cessé le 1er octobre 2020. Vous détenez encore un PERP ? Bonne nouvelle : il continue de fonctionner. Voici son mode d’emploi en 2026, sa fiscalité et les solutions pour en tirer le meilleur parti.
Un plan fermé, mais toujours bien vivant
Créé en 2003 par la loi Fillon, le PERP servait à se constituer un complément de revenus à la retraite. Or, la loi Pacte a rebattu les cartes. Depuis le 1er octobre 2020, il est donc impossible d’ouvrir un nouveau PERP. Le plan épargne retraite (PER) l’a remplacé. Son succès ne se dément pas : fin 2025, le PER comptait 12,9 millions de titulaires. Son encours dépasse désormais 150 milliards d’euros.
En revanche, les contrats déjà ouverts échappent à cette fermeture. Vous pouvez ainsi conserver votre PERP, continuer à l’alimenter et déduire vos versements de votre revenu imposable. Rien ne vous oblige à le clôturer ni à le transférer.
Comment fonctionne le PERP en 2026 ?
Le fonctionnement reste identique à celui d’origine. Pendant votre vie active, vous alimentez le plan par des versements libres ou programmés. Votre épargne reste ensuite bloquée jusqu’à la retraite, sauf accident de la vie.
À la retraite, la sortie s’effectue principalement en rente viagère. Vous pouvez cependant récupérer jusqu’à 20 % de l’épargne en capital. Par ailleurs, un cas permet une sortie en capital à 100 % : l’achat de votre première résidence principale. Enfin, dernier cas particulier : une rente estimée sous 110 € par mois. L’assureur peut alors tout verser en une seule fois.
Quelle fiscalité à l’entrée et à la sortie ?
Le PERP conserve son principal atout : la déduction fiscale à l’entrée. Vos versements restent déductibles de votre revenu imposable, dans la limite du plafond épargne retraite. En 2026, ce plafond va de 4 710 € à 37 680 € selon vos revenus. Retrouvez le détail sur la fiche officielle de service-public.fr.
À la sortie, la rente suit le régime fiscal des pensions de retraite. Elle bénéficie donc de l’abattement de 10 %, avant prélèvements sociaux. Pour la part versée en capital, vous avez le choix. Vous pouvez opter pour le barème de l’impôt. Sinon, un prélèvement libératoire de 7,5 % s’applique après un abattement de 10 %. D’autres solutions de défiscalisation peuvent d’ailleurs compléter cette stratégie.
Dans quels cas débloquer son épargne avant la retraite ?
La loi prévoit des sorties anticipées pour les accidents de la vie :
- invalidité ;
- décès du conjoint ou du partenaire de Pacs ;
- surendettement ;
- expiration des droits au chômage ;
- liquidation judiciaire pour les indépendants ;
- petits contrats de moins de 2 000 €, sous conditions.
Dans toutes ces situations, les sommes débloquées échappent à l’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux restent dus sur les gains.
Faut-il transférer votre PERP vers un PER ?
C’est la vraie question en 2026. Le transfert vers un plan épargne retraite PER offre plus de souplesse. En effet, le PER permet une sortie à 100 % en capital, en une ou plusieurs fois. Il autorise également un déblocage anticipé pour acheter sa résidence principale. Pour approfondir, consultez notre article pour bien comprendre le PERIN.
Côté frais, la règle est claire. Le transfert coûte au maximum 5 % de l’épargne si votre PERP a moins de 10 ans. Au-delà de 10 ans, il devient gratuit. De plus, l’opération n’entraîne aucune imposition de votre épargne.
Attention cependant : certains anciens PERP garantissent des tables de mortalité ou des taux techniques avantageux. Dans ce cas, les conserver peut se révéler plus intéressant. Un audit s’impose donc avant toute décision.
Faites le point avec un courtier
Chaque situation est unique. Niveau d’imposition, âge, projets immobiliers, besoin de rente : tous ces éléments pèsent dans la balance. Nos conseillers analysent gratuitement votre PERP et comparent les scénarios avec un PER. Ainsi, vous décidez en toute connaissance de cause. Contactez Le Bon Courtier pour faire le point.

Non. La commercialisation du PERP a pris fin le 1er octobre 2020, en application de la loi Pacte. Pour un nouveau placement retraite, il faut désormais souscrire un PER individuel.
La sortie se fait en rente viagère, avec 20 % maximum en capital. Deux cas permettent une sortie à 100 % : l’achat de la première résidence principale, ou une rente mensuelle estimée sous 110 €.
Oui. Les versements restent déductibles du revenu imposable, dans la limite du plafond épargne retraite. En 2026, ce plafond va de 4 710 € à 37 680 €.
Les frais atteignent au maximum 5 % de l’épargne si le PERP a moins de 10 ans. Après 10 ans de détention, le transfert vers un PER devient gratuit. L’opération reste fiscalement neutre.

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